salon aménagé avec des meubles et accessoires de décoration illustrant les enjeux de la déco durable et de la consommation responsable

Matières, labels, réparabilité, recyclage… La déco durable suscite autant d’envies que d’idées reçues. Un objet venu de loin est-il forcément plus polluant ? Un label garantit-il toujours ce que l’on croit ? Derrière les logos et les promesses, Home Beauty démêle le vrai du faux : huit affirmations, huit verdicts, pour choisir en connaissance de cause les objets qui habitent nos intérieurs.

Le transport est le plus important dans le calcul de l’impact environnemental d'un objet.

FAUX.

 On imagine volontiers qu’un objet venu de loin affiche un bilan écologique plombé par son voyage. Les chiffres racontent une autre histoire. Chez JJA, le transport représente environ 10 % de l’empreinte carbone de l’entreprise. Le premier poste d’impact est ailleurs : dans le choix des matériaux. Avant de regarder d’où vient un objet, mieux vaut donc s’interroger sur ce qui le compose.

porte-conteneurs transportant des marchandises par fret maritime illustrant le transport international et son impact environnemental
Nous nous appuyons sur le fret maritime entre la Chine et l'Europe, une des solutions de transport au plus performant économiquement et en termes d'impact environnemental.
Nicolas Souraqui
Directeur des Opérations, JJA

Un label textile garantit une matière recyclée.

FAUX.

Tous les labels ne disent pas la même chose. Le plus connu, OEKO-TEX® STANDARD 100, certifie l’absence de substances nocives dans un textile. Plus de 1 000 substances sont testées, selon des critères revus chaque année. Ce label ne dit rien de l’origine recyclée de la fibre. Pour cela, il faut chercher le Global Recycled Standard (GRS). Il garantit des matières premières issues d’au moins 20 % de matériaux recyclés, qu’il s’agisse de tissu, de plastique, de verre ou de métal.

→  Plus d’informations dans notre guide des labels durables

salonseaview

Un meuble FSC® est fait à partir de bois issu de forêts certifiées.

VRAI ET FAUX.

Le Forest Stewardship Council, créé en 1993, garantit une gestion durable des forêts. Mais son logo recouvre trois mentions distinctes. Le « FSC® 100 % » désigne un produit entièrement fabriqué à partir de fibre vierge issue de forêts certifiées. Le « FSC® Recyclé » identifie des produits faits à 100 % de fibre recyclée. Le « FSC® Mixte », enfin, combine bois certifié, matière recyclée et autres sources vierges contrôlées. Un regard attentif sur l’étiquette permet de savoir exactement ce que l’on achète.

 

Hesperide table acacia certifie fsc mobilier exterieur e1790685531636

La durabilité d'un produit se décide avant sa fabrication.

VRAI.

Chez JJA, la durabilité des produits est un standard qualité. Le Groupe a d’ailleurs créé un poste dédié à la conformité RSE au sein du département qualité, pour renforcer l’intégration des enjeux environnementaux et sociétaux dans ses standards produits. Et tout commence en amont, dès la conception. Matières, finitions et procédés conditionnent la robustesse future d’un produit.

La démarche suit plusieurs étapes. Elle part d’une analyse fonctionnelle, identifie les risques de défaillance, puis cible les composants critiques à renforcer, en attachant une grande importance à leur réparabilité. Objectif : concentrer les efforts là où les impacts sur la longévité sont les plus tangibles. The Good Living Score accompagne cette démarche, en articulant maîtrise des matières, compréhension des impacts et allongement de la durée d’usage.

 

designer assemblant un meuble en bois lors de la phase de développement produit afin d'améliorer sa durabilité et sa réparabilité
Aujourd'hui, nos exigences qualité sont indissociables de nos exigences de durabilité.
Margaux Cotillon
Directrice Qualité, JJA

Il suffit de pouvoir changer une pièce cassée pour qu'un meuble soit réparable.

FAUX.

 La réparabilité est une notion plus exigeante qu’il n’y paraît. Elle suppose des pièces détachées disponibles sur le long terme, des modes d’emploi et schémas techniques accessibles, un démontage possible avec des outils standards et des composants standardisés, compatibles dans le temps. Une pièce remplaçable est donc une condition de la réparabilité, mais elle ne suffit pas à elle seule.

Un matériau recyclable finit par être recyclé.

VRAI ET FAUX.

C’est l’une des confusions les plus répandues. Un matériau théoriquement recyclable n’est pas toujours recyclé dans les faits, pour des raisons techniques, économiques ou logistiques. Tout dépend des filières réellement disponibles. Par exemple, le bois, le verre et le métal bénéficient en général de circuits de recyclage établis et efficaces. Ce n’est pas le cas de certains plastiques ou matériaux composites. C’est pourquoi The Good Living Score évalue la recyclabilité selon les solutions concrètement disponibles en France pour valoriser un produit en fin de vie.

 

> Réparabilité, recyclabilité, traçabilité : découvrez comment ces nouvelles exigences transforment l’ameublement

pergola bioclimatique en aluminium recyclé aménagée en salon de jardin avec vue sur la mer

Les risques sociaux dans la fabrication concernent surtout l'Asie.

FAUX.

 En Europe, nous avons tendance à nous croire plus vertueux que d’autres régions du monde. Un biais que Linda Kromjong, présidente d’amfori, association internationale du commerce responsable dont JJA est partenaire depuis 2014, invite à dépasser dans son interview. Les risques liés aux droits humains existent partout, dans tous les pays et tous les secteurs. Ils prennent des formes variées : travail forcé, travail des enfants, horaires excessifs, absence d’équipements de protection, discrimination… Quant aux fournisseurs asiatiques, ils ont accompli des progrès considérables en vingt ans. Chez JJA, presque 100 % du montant des achats est couvert par un audit social.

Pour aller plus loin :

one person throwing a cube with amfori logo in the sky
Construire des relations de long terme entre acheteurs et fournisseurs permet réellement de réduire les risques liés aux droits humains.
Linda Kromjong
présidente, amfori

Tout objet de déco a forcément un impact.

VRAI.

 Qu’il s’agisse d’un meuble ou d’un simple vase, aucun objet n’est neutre. Sa fabrication mobilise des matières et des ressources, son transport génère des émissions et sa production s’inscrit aussi dans une réalité sociale, liée aux conditions dans lesquelles il a été fabriqué.

Mais c’est justement ce que montrent les sept idées reçues précédentes : tous les impacts ne se valent pas et, surtout, ils ne se résument pas à un seul critère. La matière compte, tout comme la conception du produit, sa durée d’usage, sa réparabilité, les possibilités de valorisation en fin de vie ou encore les conditions de sa fabrication.

Parler de déco durable ne revient donc pas à chercher un objet « sans impact ». Il s’agit plutôt de mieux comprendre ce qui compose son empreinte et les leviers qui permettent de la réduire : privilégier des matières à moindre impact, réutiliser des ressources déjà prélevées, concevoir des produits qui durent plus longtemps ou encore mieux connaître les conditions dans lesquelles ils sont fabriqués.

C’est aussi le sens de la démarche que nous poursuivons chez JJA : mesurer pour mieux comprendre, puis agir là où les leviers sont les plus pertinents.

 

KPK 2777550 AMB 1
Soyons lucides : l’impact zéro n’existe pas. En tant qu’êtres humains, nous avons besoin de ressources pour nous nourrir, nous vêtir, nous soigner, nous loger.
Judith Laloupo
Directrice, RSE