Esprit de co-construction, attention portée à la qualité, volonté partagée de concrétiser les engagements sociaux et environnementaux… Les valeurs communes à JJA et ses partenaires en Chine sont nombreux et nourrissent une collaboration de long terme. Fort de sa longue expérience au plus près du terrain, Nicolas Souraqui, Directeur des Opérations de JJA, déconstruit les idées reçues sur le Made in China et revient sur ce qui fait      des collaborations avec les partenaires asiatiques de JJA un succès.

Les entreprises chinoises occupent une place importante parmi les partenaires de JJA. Qu’est-ce qui explique ce choix stratégique ?

Au sein de JJA, notre stratégie est claire : nous travaillons avec les partenaires les plus fiables et les plus performants. Cette performance passe par des exigences de qualité, de coût aussi bien sûr, mais aussi de prise en compte des enjeux de responsabilité sociale et environnementale ou encore de capacité d’innovation. Et force est de reconnaître que nombre des partenaires qui réunissent l’ensemble de ces critères sont situés en Chine. Notre décision d’installer une équipe de JJA à Shanghai illustre à la fois ce rôle central mais aussi l’importance des relations personnelles et de la proximité dans la manière dont nous voyons cette collaboration.

Usine en Chine JJA, employé travaillant sur machine

Vous avez vous-même une longue expérience professionnelle en Chine. Comment expliquez-vous que le « Made in China » se distingue ainsi ? 

J’ai effectivement commencé à travailler il y a plusieurs décennies avec la Chine, j’y ai même vécu pendant quelques années. Cela m’a permis d’être le témoin direct des profondes mutations économiques du pays ainsi que l’évolution extrêmement rapide de son outil industriel. Loin des idées reçues, le secteur manufacturier et industriel chinois est bien souvent à la pointe en matière d’équipement. Les investissements ont été et restent massifs, permettant au pays de se doter d’usines aussi modernes que performantes. En tant que partenaires, nous bénéficions aussi des investissements qui ont été faits pour créer un véritable écosystème d’infrastructures de transport et de logistique autour de ces centres industriels. Cela nous permet par exemple de nous appuyer sur le fret maritime entre la Chine et l’Europe, une des solutions de transport au plus performant économiquement et en termes d’impact environnemental.

homme manipulant machine dans usine
contrôle qualité usine Chine

Au-delà de la performance industrielle, quel regard portez-vous sur l’évolution des conditions de travail et de la prise en compte des enjeux environnementaux par le secteur industriel en Chine ?

Il est bien sûr impossible de généraliser mais en travaillant au  quotidien avec nos partenaires, je constate, là encore, une véritable volonté des entreprises d’améliorer les conditions de travail, les salaires, les horaires, la sécurité, l’environnement de travail ou le management… Le secteur industriel chinois a atteint un niveau de maturité, de qualité et de reconnaissance qui font de lui un acteur de poids aussi bien en termes de technologie que d’engagements.
La logique derrière ces améliorations est identique à celle à l’œuvre dans le reste du monde : offrir de meilleurs environnements et conditions de travail, miser sur l’engagement des équipes et créer une dynamique RSE permet d’augmenter la qualité ainsi que la performance. Économiquement aussi, ces améliorations ont du sens.

JJA est très attentif aux engagements sociaux et environnementaux de ses partenaires. Comment cela se traduit-il ?

Effectivement, nous avons mis en place The Good Living Project, une démarche d’amélioration continue de notre responsabilité environnementale et sociétale. Nous nous assurons que nos partenaires s’inscrivent dans cette trajectoire. Cela commence avant même le début du partenariat avec un important travail de sélection des partenaires potentiels, des visites des sites de production et l’établissement d’un cahier des charges très clair incluant des exigences en matière de RSE. Une fois le partenariat mis en place, nous nous appuyons à la fois sur des outils de suivi et une collaboration étroite portée par un esprit d’amélioration continue.

Au-delà de la performance industrielle, quel regard portez-vous sur l’évolution des conditions de travail et de la prise en compte des enjeux environnementaux par le secteur industriel en Chine ?

Vous l’aurez compris, nous croyons au pouvoir de la collaboration de long terme et en bonne entente. Être présents en Chine, nous permet par exemple de réaliser régulièrement des visites d’usines, afin de compléter le tableau fourni par les audits. Nous pouvons ainsi saisir l’état d’esprit des équipes et noter des points qui n’apparaissent que rarement dans les audits. Et, si nécessaire, de demander à notre partenaire d’améliorer certains points. Là encore, ces demandes sont d’autant mieux accueillies qu’elles sont formulées dans le cadre d’une discussion. 

 

Notre présence en Chine est ainsi essentielle à la création d’une relation de confiance avec nos partenaires. Elle permet d’engager une démarche d’amélioration continue fondée sur le dialogue et la co-construction. Nous avons vraiment tout à gagner à être exigeants sur ce que recouvre le « made in China ».

Que retenez-vous personnellement et professionnellement de ces années de collaboration avec les partenaires de JJA ? 

J’ai découvert une culture et une manière de faire des affaires qui sont au fond très proches des miennes et, de manière plus générale, de celles de JJA. Les relations personnelles et de confiance sont absolument centrales, de même que la parole donnée. La démarche de progrès ne s’obtient pas uniquement par des exigences envoyées par e-mail à son interlocuteur. Ce sont, au contraire, le dialogue régulier, la présence de nos équipes sur le terrain, et la volonté sincère d’apprendre à mieux se connaître et se comprendre qui permettent de faire évoluer nombre de partenariats. Plus j’interagis avec nos partenaires, plus j’apprécie le fait qu’en Chine, comme en Europe, les relations commerciales reposent avant tout sur l’aspect humain.

En parlant d’avenir, comment faites-vous évoluer vos partenariats ?

La Chine est loin d’être notre seul partenaire. Nous appliquons toujours la même logique : choisir les meilleures entreprises en tenant compte de la qualité, de la fiabilité, de la performance et de l’alignement avec nos engagements ESG. Et de nombreux pays ont un vrai savoir-faire et un outil industriel qui répondent à ces critères. C’est le cas, par exemple, de l’Inde sur le textile, de la Turquie autour de la production d’objets en verre, du Vietnam pour la vannerie ou encore de la France dont l’expertise est reconnue dans des domaines aussi variés que les parfums ou la production de canapés. Quelle que soit la nationalité de notre partenaire, nous croyons vraiment en la puissance de la collaboration de long terme et des valeurs partagées.